Carnet du Maine · l’album complet

un weekend à

PORTLAND

De Granby jusqu’à la côte du Maine par la 302 et les White Mountains, puis retour par la 1 et Paris — le week-end entier, dans l’ordre où on l’a vécu.

PORTLAND HEAD 1791

Portland Head Light

construit en 1791 · le plus ancien phare du Maine

Le trajet

Granby → Portland → Granby

Un week-end · la côte du Maine

La voiture

Rivian R1S

Aller par les White Mountains, retour par la côte

CANADA USA GRANBY Bethlehem Route 113 Old Orchard Beach Cape Elizabeth PORTLAND Yarmouth Freeport Paris

Frontière

302
113
1

tout mène
à la mer

302 113

Granby → 302 par les White Mountains,
retour par la 1 et Paris.

on charge le coffre, un café, et c’est parti ! cap au sud

Lire la carte

  • une étape du voyage
  • l’aller, vers la côte
  • le retour, par l’intérieur
  • l’Atlantique
Le Rivian R1S en route vers le sud
km 0 · Granby cap au sud →
01

Un weekend à Portland

Granby → le Maine par la 302
Cette fois, nous avons quitté Granby à l’automne, direction le Maine, avec Portland comme destination. Pour rejoindre la côte, nous avons choisi de traverser le New Hampshire par la célèbre US Route 302, une route qui traverse les paysages montagneux des White Mountains avant de descendre progressivement vers le Maine. Les couleurs d’automne donnaient au paysage une toute autre dimension. Les forêts prenaient des teintes rouges, orange et jaunes, tandis que les petites routes bordées de maisons en bois rappelaient que nous étions déjà en Nouvelle-Angleterre. Notre route nous conduisit notamment par Bethlehem, dans le New Hampshire, une petite ville installée au pied des montagnes, avant de poursuivre vers le Maine.
La 302
La route qui plonge vers une vallée noyée de brume
Le premier jour se lève
La route vers le sud au petit matin, entre les collines du New Hampshire
Une mer de brume posée sur la forêt, au lever du soleil
La route vers le sud au petit matin, entre les collines du New Hampshire
Une immense figure peinte au bord de la route, drapeau américain à côté
Une curiosité du bord de route
La route vers le sud au petit matin, entre les collines du New Hampshire
La route vers le sud au petit matin, entre les collines du New Hampshire
Une murale aux couleurs vives portant les lettres NH
Le New Hampshire, en peinture
Un virage de la route bordé d’érables rouges et orange

Le départ

On part avant le jour : le brouillard dort encore au fond des vallées.

La 302 traverse les White Mountains d’ouest en est : des montagnes à la côte.

La saison

Rouge, orange, jaune : les forêts prenaient toutes leurs teintes d’automne.

302
L’étang
Le Rivian arrêté au bord de l’étang, dans la brume
On s’arrête pour regarder
Un étang bordé de roseaux roux sous un ciel bas
L’étang de Carroll
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne
Un gros rocher au bord de l’eau, les montagnes derrière
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne
Un étang immobile au pied des White Mountains, dans les couleurs d’automne

L’heure

Le soleil n’a pas encore séché la brume : elle tient sur l’eau jusqu’au milieu de la matinée.

La route

US Route 302

Par les White Mountains · Bethlehem, NH

Les petites routes
Un chalet de bois rouge au bord de la 113, le Rivian devant
Sur la 113
La Route 113 dans la forêt d’Evans Notch, entre le New Hampshire et le Maine
La Route 113 dans la forêt d’Evans Notch, entre le New Hampshire et le Maine
La Route 113 dans la forêt d’Evans Notch, entre le New Hampshire et le Maine
La Route 113 dans la forêt d’Evans Notch, entre le New Hampshire et le Maine
Une petite école de bois abandonnée au bord de la route
Une école d’un autre siècle
L’écusson de la Route 113 planté dans les feuillages
Un panneau indiquant Devon Rd et Hurricane Mtn Rd
Une grande bâtisse de pierre au bord de la route, le Rivian devant

L’automne

Rouge, orange, jaune : c’est la saison qui a décidé du voyage.

Les maisons de bois au bord de la route rappellent qu’on est déjà en Nouvelle-Angleterre.

Le Maine
Le panneau d’entrée dans le Maine : « Welcome Home »

La frontière d’État

« Maine — Welcome Home »

Le Maine compte aussi une Norvège, une Chine et un Pérou : les colons ont baptisé leurs cantons avec un atlas.

La côte approche

Encore une heure et la montagne cède la place à l’Atlantique.

Le bord de mer

Rochers, pins et houle : le Maine annonce sa côte bien avant qu’on la voie.

02

Old Orchard Beach

une superbe plage du Maine
En arrivant sur la côte, changement complet de décor. Nous voici à Old Orchard Beach, l’une des stations balnéaires les plus connues du Maine. Devant nous, une immense plage ouverte sur l’Atlantique, presque déserte en cette saison. L’ambiance estivale avait disparu, laissant place au bruit des vagues, au vent marin et à quelques promeneurs. La plage s’étend sur plusieurs kilomètres et constitue depuis longtemps l’une des grandes destinations touristiques de la côte du Maine. Le célèbre pier, ouvert pour la première fois en 1898, rappelle l’époque où le chemin de fer avait transformé cette partie de la côte en destination de vacances très populaire. Nous avons simplement profité de l’endroit, marché sur la plage et dans les rues environnantes, avant de nous arrêter pour manger une pizza. Une pause toute simple, mais exactement dans l’esprit de ce week-end.
La plage
La plage d’Old Orchard et sa jetée, vues de loin
Onze kilomètres de sable, presque déserts
La jetée sur pilotis vue depuis le sable mouillé
La jetée d’Old Orchard
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis
Un crabe échoué sur le sable
La forêt de pilotis sous la jetée
Sous la jetée
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis
La plage d’Old Orchard Beach et sa jetée sur pilotis

Le pier

Ouvert pour la première fois en 1898, à l’époque où le train amenait les vacanciers.

La ville
La bannière « Visit Old Orchard Beach · welcome »
Old Orchard Beach
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
Un panneau orange : « Please don’t feed the seagulls »
On ne nourrit pas les goélands
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
L’entrée de la jetée, « The Pier », et sa promenade de bois
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage
Les rues d’Old Orchard Beach, en bord de plage

« Please don’t feed the seagulls », dit le panneau. Il a ses raisons.

Hors saison

La plage est presque déserte : il reste la jetée sur ses pilotis, le bruit des vagues et le vent marin.

Les grandes maisons
Les grandes maisons de bois d’Old Orchard Beach
Les grandes maisons de bois d’Old Orchard Beach
Une grande maison victorienne blanche à tourelle
Le bois et les tourelles
Les grandes maisons de bois d’Old Orchard Beach
Les grandes maisons de bois d’Old Orchard Beach
Un panneau d’interprétation devant une maison historique

Le bois

Tourelles, galeries, bardeaux peints : l’architecture balnéaire de la fin du XIXᵉ.

03

Cape Elizabeth

la côte sauvage
En poursuivant notre route vers Portland, nous avons fait un détour par Cape Elizabeth. La côte devient ici beaucoup plus sauvage. Les rochers plongent dans l’océan et les vagues viennent se briser contre les falaises. Au milieu de ce paysage se dresse le Portland Head Light, l’un des phares les plus célèbres de la Nouvelle-Angleterre. Le phare est un véritable symbole de la région, avec son architecture imposante et son emplacement stratégique. Construit en 1791, alors que le Maine faisait encore partie du Massachusetts, il est le plus ancien phare de l’État. Sa position à l’entrée du Portland Harbor, face au large et à la baie de Casco, explique l’importance stratégique qu’il a longtemps eue pour les navires. Le contraste entre la pierre du phare, les rochers sombres et l’immensité de l’océan est particulièrement impressionnant.
Le panneau « Welcome to Cape Elizabeth · Established 1765 »
Cape Elizabeth, 1765
La côte rocheuse de Cape Elizabeth et son phare
Les rochers plats de la pointe, battus par la mer
La tour du phare de Cape Elizabeth au-dessus des rochers
Two Lights
La côte rocheuse de Cape Elizabeth et son phare
La côte rocheuse de Cape Elizabeth et son phare

Le phare

1791

Construit en 1791, alors que le Maine faisait encore partie du Massachusetts — le plus ancien de l’État.

Cape Elizabeth

Constituée en 1765

Le roc plonge droit dans l’Atlantique

Le large

Rien n’arrête le vent d’est : il arrive de l’Atlantique sans avoir touché terre.

04

Portland, Maine

Portland Head Light · Bug Light · le centre-ville
Nous arrivons finalement à Portland, dans le Maine. La ville possède cette atmosphère typique des anciennes villes portuaires de Nouvelle-Angleterre : bâtiments de briques, anciennes façades commerciales, rues en pente et surtout la présence permanente du port. Portland s’est développée autour de son activité maritime. Aujourd’hui encore, le front de mer conserve cette identité avec ses quais, ses bateaux et ses anciens bâtiments industriels transformés en restaurants, commerces et lieux de promenade. Nous avons pris le temps de découvrir la ville, de marcher près du port et de profiter de cette atmosphère maritime particulière. Mais Portland possède un autre petit monument qui mérite le détour.
Portland Head Light
Le panneau de Portland Head Light et de Fort Williams Park
Fort Williams Park
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Le mémorial de granit du naufrage de l’U.S.S. Eagle 56
Le phare blanc et la maison du gardien au toit rouge, sur le roc
Portland Head Light, 1791
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
La cloche de brume du phare, suspendue à son bâti de bois
La cloche de brume
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
La lanterne noire du phare, vue depuis le pied de la tour
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth
La plaque du bicentenaire, 1791-1991, « Keepers of the Light »
Deux cents ans de gardiens
Une batterie de béton du fort, ouverte sur la mer
Les batteries de Fort Williams
Portland Head Light et Fort Williams Park, à Cape Elizabeth

Fort Williams

Fort côtier, devenu parc

Ses batteries de béton regardent toujours la mer

Le chenal

À l’entrée du Portland Harbor, face à la baie de Casco : c’est ce qui a fait l’importance du phare.

Bug Light
À South Portland se trouve le Portland Breakwater Light, surnommé Bug Light. Beaucoup plus petit que Portland Head Light, il se trouve à l’extrémité d’une ancienne digue protégeant l’entrée du port. Le phare actuel date de 1875 et son architecture s’inspire d’un petit monument grec antique, avec ses colonnes décoratives en fonte. Deux phares, deux silhouettes complètement différentes, mais le même lien avec l’histoire maritime de Portland.
Le panneau d’interprétation du Portland Breakwater Lighthouse, dit Bug Light
Portland Breakwater Lighthouse · Bug Light
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland
Le petit phare blanc au bout de son brise-lames de granit
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland
Un cargo à quai, de l’autre côté du chenal
Le monument bleu du Liberty Ship Memorial, silhouette de proue
Le mémorial des Liberty ships
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland
Les colonnes cannelées du phare, vues d’en dessous
Des colonnes grecques, sur un brise-lames du Maine
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland
Bug Light, le petit phare du brise-lames de South Portland

Les colonnes

Inspirées d’un monument grec antique — des cannelures de fonte sur une digue du Maine.

Les Liberty ships

Le terrain plat, derrière, était le chantier naval : 236 Liberty ships y sont sortis entre 1941 et 1945.

East End Beach
Pour la nuit, nous avons choisi East End Beach, directement au bord de la baie de Casco. Le stationnement est gratuit et la plage est accessible à pied. Au petit matin, il suffit de quelques pas pour retrouver la plage. Le soleil se lève doucement sur l’eau, donnant aux îles de la baie des silhouettes presque irréelles. À cette heure, Portland semble encore endormie. Quelques joggeurs, quelques promeneurs et le bruit régulier des vagues accompagnent ce début de journée. C’est probablement l’un des moments les plus tranquilles du week-end. Puis nous sommes allés visiter le centre-ville de Portland, avec ses rues pavées, ses bâtiments historiques et ses nombreux cafés et restaurants. Nous avons mangé dans un petit restaurant local, profitant de l’ambiance chaleureuse et conviviale de la ville, qui sert des plats délicieux à base de homard.
Le panneau rouge « Welcome to East End Beach » et son règlement
East End Beach
East End Beach, au pied de Munjoy Hill, sur la baie de Casco
Le soleil bas sur la baie, le Rivian arrêté au bord de l’eau
Le soleil descend sur la baie de Casco
East End Beach, au pied de Munjoy Hill, sur la baie de Casco
Deux silhouettes sur la plage à contre-jour, au coucher du soleil
Des voiliers au mouillage devant les îles de la baie de Casco
Les îles de la baie de Casco
East End Beach, au pied de Munjoy Hill, sur la baie de Casco
East End Beach, au pied de Munjoy Hill, sur la baie de Casco

La baie

Ses îles s’appellent les Calendar Islands — la légende en veut une par jour de l’année ; il y en a environ deux cents.

Le port
Les quais de Portland, bateaux de pêche amarrés le long des pontons
Le port de pêche
Un café et un beignet posés sur une table, face au port
La halte du matin
Des casiers à homard empilés contre un entrepôt de bois rouge
Les casiers, empilés en attendant la saison

Le casier

Le Maine débarque à lui seul environ 80 % du homard américain.

La ville
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
La façade peinte « W. L. Blake & Co · Mill & Industrial Supplies »
Les enseignes peintes du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
L’enseigne du Harbor Fish Market : « Live Lobsters and Fresh Seafood »
Le homard, ici, se vend au quai
L’enseigne ronde du Holy Donut, « Maine Potato Donuts »
Des beignets à la pomme de terre du Maine
Un trolley rouge de tourisme dans une rue du centre
Une murale représentant un homard et un bateau de pêche
Une murale du port
Une rue pavée bordée d’immeubles de brique
Les pavés du Old Port
Un immeuble de brique entièrement couvert de vigne vierge
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port

Le port de pêche

Les bateaux rentrent au quai et les caisses de homard partent vers les restaurants du Old Port, à quelques pas de là.

Les bronzes
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
La statue de bronze du Maine Lobsterman, agenouillé sur son socle
Le Maine Lobsterman
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port

Le Maine Lobsterman

Victor Kahill · 1939

Commandé par l’État pour l’Exposition universelle de New York. Le modèle était un vrai pêcheur, H. Elroy « Snoody » Johnson, de Bailey Island.

Faute de fonds — 1 500 $ réunis sur les 10 000 nécessaires — c’est le plâtre, peint couleur bronze, qui partit à l’Exposition. Les trois fontes de bronze ne datent que des années 1970.

Le centre
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
L’hôtel de ville de Portland et sa tour d’horloge
L’hôtel de ville
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Un monument de granit surmonté d’une statue de bronze
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une murale « PORTLAND MAINE » aux couleurs vives
Portland, en couleurs
Une borne d’alarme incendie rouge, sur son poteau
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
La façade et la marquise du State Theatre
Le State Theatre
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Une petite bibliothèque libre accrochée à un poteau
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port

L’incendie

4 juillet 1866

1 500 bâtiments détruits · 10 000 sans-abri
Devise de la ville : Resurgam

Victoria Mansion

Une villa italianisante de 1858, restée presque intacte, meubles compris.

Les détours
Le panneau du musée Victoria Mansion, maison historique de 1858
Victoria Mansion, 1858
La villa de pierre brune de Victoria Mansion et sa tour carrée
Wharf Street pavoisée de fanions, entre ses murs de brique
Wharf Street
Une rue de Portland, dans la brique du Old Port
Deux grands hérons de métal ajouré dressés face à la baie
Les hérons du bord de l’eau
Un héron de métal ajouré, bec levé vers le ciel
La Tate House
Le panneau du Tate House Museum, monument historique national de 1755
Tate House, 1755
La Tate House, bâtie en 1755 dans le quartier de Stroudwater
Une plaque de bronze scellée dans un bloc de pierre
La maison de bois gris de 1755, le Rivian arrêté devant

Le toit

Un brisis « renfoncé » : entre les deux pentes, une bande vitrée en retrait. Il n’en reste que deux comme lui dans tout le Maine.

Les mâts du roi

Tout pin de plus de vingt-quatre pouces appartenait au roi : trois coups de hache en flèche le marquaient, et l’abattre était un délit.

George Tate

1700 — 1794

Capitaine au long cours dans le commerce des mâts de la Baltique, il arrive de Rotherhithe, au sud de Londres, en 1751, avec sa femme Mary et leurs quatre fils. Agent en chef des mâts de George II pour la province de Massachusetts Bay, il fait bâtir la maison en 1755.

L’amiral

Le troisième fils, George Tate II, passa au service de la marine impériale russe : Alexandre Ier le fit amiral et sénateur. Il est mort à Saint-Pétersbourg en 1821.

La famille traversa la Révolution dans cette maison et la perdit pour faillite en 1803 ; elle fut ensuite louée, puis divisée en deux logements. Le musée rappelle que des personnes réduites en esclavage et des Autochtones ont aussi vécu sous ce toit. George Tate est mort en 1794, à 94 ans, et repose au cimetière de Stroudwater.

05

Eartha

Yarmouth · le retour par la US Route 1
Pour le retour, nous avons pris la US Route 1 North, une route qui permet de retrouver progressivement l’ambiance des petites villes côtières du Maine. Premier arrêt étonnant : Eartha, à Yarmouth. Derrière les vitres du bâtiment de l’ancienne société cartographique DeLorme se trouve un globe gigantesque de plus de 41 pieds de diamètre. Eartha est aujourd’hui reconnue comme le plus grand globe terrestre tournant et roulant du monde. Construite à l’échelle 1:1 000 000, elle représente notre planète avec une précision impressionnante. Le tout est entièrement conçu pour être un véritable monument à la géographie et à l’exploration. Il est difficile de passer devant sans avoir envie de s’arrêter.
L’atrium de verre qui abrite Eartha, à Yarmouth
L’atrium de verre de l’ancien siège de DeLorme, à Yarmouth
Eartha, derrière son mur de verre
L’atrium de verre qui abrite Eartha, à Yarmouth
Le globe Eartha aperçu à travers les vitres de l’atrium
L’atrium de verre qui abrite Eartha, à Yarmouth

DeLorme

Le « Maine Atlas & Gazetteer », grand format, que David DeLorme vendait depuis sa voiture en 1976. Le globe est resté quand l’entreprise est partie.

La US Route 1

Le retour se fait par la côte : les petites villes du Maine se succèdent, une par une.

Le détour

Yarmouth

Il est difficile de passer devant sans avoir envie de s’arrêter.

L’échelle

12,5 m

1:1 000 000 — un millimètre pour un kilomètre. L’Everest y fait neuf millimètres.

Elle tourne

Eartha ne fait pas que pivoter : elle tourne ET décrit son orbite, inclinée sur son axe de 23,5°, comme la Terre.

06

Freeport

L.L.Bean · depuis 1912
Un peu plus loin, nous arrivons à Freeport, véritable capitale du magasinage plein air dans le Maine. La ville est connue pour ses magasins d’usine, ses boutiques de vêtements de plein air et ses restaurants de fruits de mer. C’est un endroit où l’on peut encore sentir l’âme du New England. C’est ici que L.L.Bean a commencé son histoire. La société a été fondée en 1912 autour de la célèbre Maine Hunting Shoe, conçue par Leon Leonwood Bean pour garder les pieds au sec lors de ses sorties dans les bois. Aujourd’hui, son immense magasin phare est devenu presque une attraction touristique à lui seul. Avant de reprendre la route, impossible de quitter Freeport sans une glace.
La ville
Le panneau « Welcome to Freeport »
Freeport
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
Une crème glacée aux bleuets, tenue à bout de bras
Aux bleuets, évidemment
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
Freeport, ses boutiques et ses maisons de bois blanches
L’arche de Freeport au-dessus du trottoir de brique
Une murale « MAINE · Beware of sharks », homard et phare peints

La Harraseeket

Le port en eau profonde de Freeport, et l’un des mouillages les mieux abrités de la baie de Casco. La commune compte 37 milles de côte à marée et plusieurs îles habitées.

L.L.Bean
Le panneau de pierre du siège social de L.L.Bean
L.L.Bean, depuis 1912
Le siège de L.L.Bean, à Freeport
La botte géante de L.L.Bean, plus haute que la voiture garée à côté
La Bean Boot, taille réelle multipliée
Le buste de bronze de Leon Leonwood Bean, 1872-1967
Leon Leonwood Bean
Le siège de L.L.Bean, à Freeport

Le magasin

Ouvert 24 h sur 24

Sans interruption depuis 1951 — il n’y a pas de serrure sur la porte principale.

La Maine Hunting Shoe

Tige de cuir cousue sur une coque de caoutchouc, pour garder les pieds au sec dans les bois.

Le Rivian R1S sur la route du retour
← retour vers Granby dernier arrêt · Paris, Maine
07

Route du retour : Paris, Maine

l’intérieur des terres · vers le Québec
La route nous ramène ensuite vers l’intérieur des terres, jusqu’à Paris, Maine. Le nom fait sourire, mais le village possède surtout un charme très Nouvelle-Angleterre. À Paris Hill, les maisons anciennes et les bâtiments publics du XIXᵉ siècle forment un ensemble particulièrement bien conservé, avec une architecture principalement de style Federal et Greek Revival. Le village est inscrit au registre national des lieux historiques et offre un aperçu fascinant de la vie dans le Maine au XIXᵉ siècle. Après les plages, les phares, le port et les magasins de Freeport, le paysage est redevenu rural. Le silence règne sur les routes, et les kilomètres défilent tranquillement entre les forêts et les petites routes du Maine. Puis vient le moment de reprendre la direction du Québec. Un week-end finalement assez court, mais qui nous aura fait traverser plusieurs visages de la Nouvelle-Angleterre : les montagnes du New Hampshire, l’immensité de l’Atlantique, les phares de la côte du Maine, l’ambiance portuaire de Portland et les petites villes qui semblent avoir conservé une partie de leur histoire. Comme souvent, ce n’est pas seulement la destination qui compte. C’est aussi tout ce que l’on découvre entre le départ et le retour.
Paris Hill
Le panneau armorié « Welcome to PARIS · Inc. 1793 »
Paris, Maine
Le panneau de Paris, Maine, incorporée en 1793
Une bannière de rue « Welcome · Paris » accrochée à un lampadaire

Paris, Maine

Inc. 1793

Comté d’Oxford · inscrit au registre national des lieux historiques

Paris Hill

Maisons anciennes et bâtiments publics du XIXᵉ, de style Federal et Greek Revival.

Le silence

Après la côte, le paysage redevient rural : forêts et petites routes, et plus grand monde.

Le retour

Comme souvent, ce n’est pas seulement la destination qui compte — c’est tout ce qu’on découvre entre le départ et le retour.

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