Carnet de l’Outaouais · Montebello
la route vers
MONTEBELLO
Une escapade en forêt québécoise, à deux heures et demie de Granby : la plus grande construction en bois rond du monde, le manoir de Louis-Joseph Papineau sur le cap Bonsecours, et un village où l’histoire n’est pas enfermée dans un musée.
Le trajet
Granby → Montebello
Montréal · l’autoroute 50 · la rivière des Outaouais
La voiture
Rivian R1S
250 km, une seule recharge
La rivière
tout mène
au bois rond
Granby → Montréal → l’autoroute 50 → Montebello,
sur la rive nord de l’Outaouais.
Lire la carte
- une étape du voyage
- l’aller, vers l’ouest
- la rivière des Outaouais
- Montebello

En route vers l’Outaouais
Granby → Montebello, par l’autoroute 50Granby → Montebello · environ 250 km par Montréal et l’autoroute 50
Ici, l’histoire n’est pas enfermée dans un musée. Elle est partout.
Deux époques
1850 · 1930
Le manoir Louis-Joseph-Papineau et le Fairmont Le Château Montebello : deux bâtiments, deux mondes.
L’autoroute 50
Elle longe la rivière des Outaouais jusqu’à Gatineau, et porte depuis 2022 le nom de Guy Lafleur.
En août
Un grand ciel bleu, et cette lumière qui donne aux paysages québécois une profondeur presque dorée.
Une seule recharge
Pas besoin de partir à l’autre bout du continent cette fois : la destination est beaucoup plus proche.
Montebello
Le village · rue Notre-Dame
Un village historique
Tout semble y prendre son temps. Les rues sont calmes.
Le Couvent
Le village raconte ses maisons anciennes une par une, panneau après panneau.
Tout sur un poteau
Boulangerie, brasseurs, marina, café : le village tient le long d’une seule rue.
Au bord de l’eau
Montebello s’est développé au bord d’une immense voie naturelle qui a longtemps joué un rôle essentiel dans la région.
L’ancienne gare
En bois rond, elle aussi. Elle vend aujourd’hui des glaces et des sorbets ; son médaillon sculpté est toujours au-dessus de la porte.
La rue principale
Brique rouge, jardinières aux fenêtres, l’enseigne d’un restaurant : le centre tient en quelques façades.
Dans le village
route 148
La rue Notre-Dame et la route 148 sont la même chose.
Les maisons anciennes donnent au centre du village une personnalité particulière.
Le village le dit
« Capitale mondiale des bâtiments en bois rond ». Après avoir vu le Château, on ne discute pas.
Difficile de le manquer
Même avant d’entrer, on comprend que cet hôtel n’est pas un hôtel comme les autres.
Un chalet géant
Une immense construction de bois rond posée au milieu de la forêt — et pourtant un hôtel de luxe.
Les plaques de rue disent encore les Ormes et les Cèdres.
La Liberté
Une petite statue de la Liberté monte la garde devant un bar de la rue Notre-Dame. Personne ne nous a expliqué pourquoi.
Maison Barduet
Comme la maison Cyrille-Lefebvre et Le Couvent, elle a son panneau planté devant elle.
Les maisons
un panneau chacune
Le village raconte les siennes une par une : qui l’a bâtie, qui y a vécu.
Des galeries qui font le tour de la façade, et des clôtures de piquets blancs.
L’église
Son clocher d’argent ferme la rue Notre-Dame, au bout du village.
Un visage
Quelqu’un l’a dessiné à même une dalle de pierre, au bord du trottoir.
Maison Cyrille-Lefebvre
L’une des plus anciennes du village — son panneau la raconte à deux endroits de la rue.
On remonte
Et puis la rue tourne, et on remonte vers le Château.
Le Château Fairmont Montebello
Fairmont Le Château Montebello
Bâti en
1930
À peine quelques mois ont suffi pour faire surgir cette immense structure de cèdre rouge.
Des troncs massifs s’empilent les uns sur les autres. Les volumes sont impressionnants.
Le bout des billes
À chaque angle, les billes dépassent, taillées en pointe de crayon et peintes en rouge.
Gigantesque
Ce qui frappe, c’est le contraste entre la taille du bâtiment et son atmosphère. Il est gigantesque… mais il reste chaleureux.
Le Seigniory Club
Un club privé, réservé à ses membres pendant quatre décennies. Le complexe n’ouvre au grand public qu’en 1970.
L’intérieur du Château Fairmont Montebello
Le grand foyer · Château Montebello
Le nom
Fairmont Le Château Montebello
Il est écrit jusque sur le paillasson de l’entrée.
Le bois partout
Les murs, les poutres, les grandes structures qui traversent les espaces intérieurs.
Les salles
La Seigneurie, les Outaouais, la terrasse : les noms des salles disent d’où vient la maison.
Colombie-Britannique
Un vitrail du hall porte encore les armes de la province d’où le cèdre rouge est venu.
Franchir la porte
Le changement est immédiat : dehors le bois rond, dedans le bois rond aussi, mais qui monte jusqu’au toit.
Le grand foyer
Le feu, la pierre, le bois et les immenses volumes de la pièce créent une ambiance presque intemporelle.
Autour du feu
On imagine les membres du Seigniory Club installés ici il y a près d’un siècle, après une journée passée dans la nature.
Une cabane
Une immense cabane en bois rond — mais construite pour accueillir des présidents, des dignitaires et des visiteurs du monde entier.
Une maison de famille
On y vient pour dormir, manger, discuter… mais surtout pour vivre une expérience.
Le maître d’œuvre
Un panneau encadré, dans un couloir, rend la construction du château à Victor Nymark. Sa photographie est accrochée juste à côté.
1930
Une plaque de bois sculptée porte l’année en toutes lettres, avec le nom de ceux qui ont fait bâtir.
La salle à manger
sous les drapeaux
Tables rondes, nappes blanches et lustres, vus depuis la galerie.
Jusqu’aux lampes : leur pied est un ours sculpté.
La Marina
La marina · rivière des Outaouais
Le parc
Des arbres énormes, un sentier, des bancs — et la pelouse qui descend longtemps.
À quelques pas
Le bruit de l’hôtel disparaît progressivement à mesure qu’on approche de l’eau.
Le domaine
en voiturette
Il est assez vaste pour qu’on s’y déplace autrement qu’à pied.
Piscine intérieure, spa, marina : tout est fléché depuis la pelouse.
La marina
Aménagée au début des années 1930, en même temps que le golf, le curling et les autres installations du Seigniory Club.
La rivière
Elle s’étend largement devant nous. On ne voit pas la rive d’en face : en face, c’est déjà l’Ontario.
Jusqu’ici
Le hangar du bord de l’eau porte les mêmes bouts de billes rouges que le château.
Entre les deux
Du hall du Château à l’eau, il n’y a presque rien. Quelques arbres, quelques sentiers et le paysage.
Un calme absolu
Les bateaux sont amarrés tranquillement et le paysage ne bouge plus.
L’autre rive
Une île au loin, puis l’Ontario. La rivière sert de frontière sur toute cette portion.
Le 2 août
plein soleil
Cette chaleur estivale, et cette immense rivière devant nous. Le contraste est magnifique.
Quelques minutes plus tôt, nous étions dans l’immense hall du Château.
Le restaurant Aux Chantignoles
La salle à manger du Château
Chantignole
Une pièce de charpente qui soutient les pannes du toit. Dans une maison entièrement faite de bois, le nom du restaurant n’avait rien d’un hasard.
L’Ange de la Rivière
Deux canettes brassées à Saint-André-Avellin, à vingt minutes de route.
La salle
Mur de pierre, fenêtres en arc, poutres apparentes et boiseries turquoise : la même palette que dehors.
La cuisine
local et de saison
L’accent sur des produits frais et une inspiration saisonnière.
La salle est immense. Le plafond attire immédiatement le regard.
Pas de précipitation. Nous ne sommes pas simplement venus manger : nous sommes venus découvrir Montebello.

Le Manoir Louis-Joseph-Papineau
Cap Bonsecours · lieu historique national du Manoir-Papineau
Le cap Bonsecours
En hauteur, au-dessus de la rivière des Outaouais. Papineau a choisi lui-même cet emplacement.
Les tours
Tours d’angle, toitures de formes différentes, tour de bibliothèque : Parcs Canada parle d’une composition éclectique et pittoresque.
Pas une maison d’ici
Une imposante résidence de pierre au corps central massif, à la silhouette presque européenne. Architecture européenne, américaine et québécoise s’y rencontrent.
L’homme
Avocat, chef du Parti patriote, seigneur de la Petite-Nation, lecteur passionné — et profondément intéressé par l’architecture.
La grande véranda
Elle s’ouvre vers le paysage ; au-dessus de tout cela, un belvédère permettait de regarder la région et la rivière.
Le domaine
Papineau supervisait tout : bâtiment, jardins, arbres, chemins, mobilier. Il voulait que tout corresponde à sa vision.
Construit de
1848 → 1850
Après son retrait de la vie politique, il consacre une grande partie de ses dernières années à cette propriété.
1786-1871 : les dates sont sur le panneau de Parcs Canada.
L’escalier
Hélicoïdal, installé dans l’une des tours, dont il épouse la forme. Rien n’a été laissé au hasard.
L’orangerie
Construite en 1881. Les agrumes en pot y sont rentrés chaque automne depuis.
La famille
1848 → 1929
Papineau y vit jusqu’à sa mort en 1871 ; son fils Amédée reprend le domaine, et la famille occupe le manoir jusqu’en 1929.
Ici, on imagine une famille y vivre vraiment — les pièces sont bien plus intimes que l’hôtel.
21 août 1860
Une lettre à son fils Amédée : une querelle de grappes de chasselas, avec un sérieux parfaitement feint. « Viens y voir, tu en croqueras. »
Les portraits
Amédée, Rosalie-Ezilda : les enfants Papineau sont accrochés dans les salles, chacun avec son nom.
La bibliothèque
Installée dans une tour, avec les salles de réception, les chambres et les objets d’une famille du XIXᵉ siècle.
On peut s’asseoir dans un cadre géant. Nous l’avons fait.
200 à 300 ans
Parcs Canada estime son âge. Il était donc déjà un arbre mature quand Papineau fait bâtir son manoir.
Il était déjà là
Avant la maison, avant le Château, avant le village, avant le tourisme, avant le Seigniory Club.
Étayé
Des structures soutiennent ses branches et son tronc. Il continue de dominer l’espace devant le manoir.
Le silence
La rivière en contrebas, la forêt autour. Difficile d’imaginer un endroit plus différent de l’agitation politique du XIXᵉ siècle.
L’arbre généalogique
Toute la famille, dessinée en arbre — un dernier panneau avant de reprendre la route.