Carnet Côte-Nord · l'album complet

la route vers

Manic-5

De la sortie de Granby jusqu’au barrage Daniel-Johnson par la 389, puis retour — le voyage entier, dans l’ordre où on l’a vécu : chaque village, chaque halte, chaque recharge.

MANIC-5 389

Barrage Daniel-Johnson

13 voûtes · 14 contreforts · 214 m

Le trajet

Granby → Manic-5 → Granby

21 & 22 juillet 2026

La voiture

Rivian R1S Quad Gen 1

4 recharges · CCS

traversier GRANBY départ & retour Québec Baie-Saint-Paul La Malbaie Baie-Sainte-Catherine Tadoussac Les Escoumins Longue-Rive Ragueneau Baie-Comeau MANIC-5 Route 389 Route 138 Fleuve Saint-Laurent

Traversier

138
389

tout mène
au Nord

Lire la carte

  • une étape du voyage
  • l'autoroute, jusqu'à Québec
  • la 138, puis la 389
  • le fleuve Saint-Laurent
139 55

Granby → 1395520,
jusqu'à Québec — 227 km.

on charge le coffre, un café, et c'est parti ! cap au nord
Le Rivian R1S en route vers le nord
km 0 · Granby cap au nord →
01

L'aller

Québec · Charlevoix

Saint-Augustin, Beauport, la Côte-de-Beaupré, Baie-Saint-Paul, Saint-Urbain : la 138 s'installe le long du fleuve et ne le lâchera plus.

Le Rivian et une fourgonnette garés côte à côte devant un bâtiment à façade courbe, drapeau du Québec
Les 2 Titines en vacances.
Long pont métallique franchissant un plan d'eau à marée basse, grues de chantier à droite
Beaupré
Vue en hauteur sur des champs, une forêt, des pylônes électriques et des collines bleutées
Champs, pylônes et collines — la Côte-de-Beaupré
Un couple vu de dos, enlacé devant une glissière de sécurité, regardant les champs et les collines
Enlacés devant le panorama
Jeune femme assise sur une glissière de sécurité devant un champ et des collines lointaines
La Côte-de-Beaupré
Deux femmes souriantes appuyées contre une glissière de sécurité
Deux sourires sur la glissière
Le Rivian arrêté sur une route en pente, vue plongeante sur un large plan d'eau brumeux, panneau Charlevoix
Baie-Saint-Paul — arrêt avant la descente
Camion semi-remorque forestier chargé de billots roulant sur une route bordée de forêt
Saint-Urbain — un plein voyage de billots
On entre dans Charlevoix

Le panneau touristique annonce la couleur : Route du fleuve, Route des montagnes. On prendra les deux.

Le premier tronçon

227 km

De Granby à Québec par la 139, la 55 puis la 20.

La 138 prend le relais et longera le fleuve jusqu’au bout.

Premier café de la journée, quelque part avant Québec.

la 138

On la suivra jusqu’au bout.

Sur la route

5

haltes avant d’atteindre Charlevoix.

« Route du fleuve,
route des montagnes »

Le panneau de Charlevoix annonce la couleur.

02

La Malbaie

1re recharge · 9 h 45
Bras ouverts face au fleuve, sur la grève de La Malbaie
Bras ouverts sur l'eau
Le clocher vert du village de La Malbaie au bord de l'eau
Le clocher vert du village
Recharge 1

Circuit électrique
La Malbaie, Québec

Arrivée19 %
Charge35 mn
Départ80 % · 391 km
Puissance218 kW
21 juillet9 h 45 → 10 h 20
Peluche rousse en doudoune rouge assise entre deux rochers, face à une plage couverte de goélands
Face aux goélands
Panneau Accès au fleuve avertissant que la marée pourrait vous surprendre
« La marée pourrait vous surprendre »
Selfie à trois sur la grève de La Malbaie
Selfie sur la grève
Portrait au bord de l'eau, à La Malbaie
Au bord de l'eau
Quatre oies blanches sur l'eau devant la grève
Quatre oies blanches
Deux personnes devant une rambarde, au bord de la grève de La Malbaie
Duo au bord de la grève

« À cet endroit, il ressemble déjà davantage à la mer qu'à une rivière. »

Pendant que le Rivian récupérait quelques kilowattheures, nous avons marché au bord de l'eau.

La marée

« La marée pourrait vous surprendre » — le panneau ne plaisante pas : elle découvre puis recouvre la grève deux fois par jour.

On marche sur la grève pendant que la voiture récupère.

9 h 45

Arrivée à la borne de La Malbaie.

1re recharge

35 mn

à 218 kW — de 19 % à 80 %.

Le fleuve ressemble déjà davantage à la mer qu’à une rivière.

03

Le traversier

Baie-Sainte-Catherine → Tadoussac
Le traversier bleu et blanc en navigation, son pont chargé de semi-remorques
Le Jos-Deschênes II, chargé de camions

▶ La traversée, en vidéo

On guette le souffle.

Un souffle ?
Le quai de Baie-Sainte-Catherine vu depuis l'eau
Le quai, depuis l'eau
Falaise boisée plongeant dans l'eau profonde, à l'entrée du fjord
Falaise et eau profonde
Étendue d'eau grise vue depuis le pont du bateau, collines dans la brume
Traversée dans la brume
Rives boisées à l'horizon, vues depuis le traversier
Les rives s'éloignent

Le navire

Jos-Deschênes II

Nom relevé sur la coque · immatriculé à Québec

« À chaque traversée, on espère toujours apercevoir un souffle de baleine. » Quelques minutes plus tard, nous étions sur le pont, les yeux tournés vers l'horizon.

On guette

Le souffle trahit la baleine avant qu’on ne la voie.

le fjord d'un côté, le large de l'autre
04

Les Escoumins

Marée basse
Marée basse vue depuis un talus fleuri, aux Escoumins
Marée basse, vue du talus fleuri
Panneau du Sentier du moulin, aux Escoumins
Sentier du moulin
Ramasser des galets
Un large champ de galets découvert par la marée
Un champ de galets à découvert
Marée basse sur les galets, aux Escoumins
Marée basse sur les galets
Fouiller l'estran à marée basse
Fouiller l'estran
Vesces et marguerites poussant sur l'estran
Vesces et marguerites
Le village des Escoumins vu depuis la rive opposée
Le village vu d'en face
Une paroi de roc nue au bord du fleuve
Le roc nu

« Le fleuve respirait calmement. »

À marée basse, l'estran se découvre sur des centaines de mètres : on marche là où, six heures plus tôt, il y avait le fleuve.

Sur la grève

Des galets polis par des milliers d’années de marées.

L’estran se découvre sur des centaines de mètres.

Le fleuve respirait calmement.

05

Longue-Rive

Marais salés
La sculpture géante de bernache et le Rivian stationné à côté
La bernache et le Rivian
Vue rapprochée de la sculpture de bernache du Canada, grandeur démesurée
De très près
Pause au pied de la sculpture de bernache
Au pied de la bernache
Le bâtiment d'accueil du Centre d'interprétation des marais salés
Centre d'interprétation

Marais salés

741, route 138

Passerelles de bois
Observation d'oiseaux

Petite chouette naturalisée, le regard fixe
Le regard fixe
Oiseau naturalisé présenté en vitrine
Oiseau de Baltimore Oriole.
Héron naturalisé posé sur une branche
Le héron sur sa branche
Planche illustrée d'un courlis corlieu, au mur du centre
La paruline à croupion jaune.
Panneau d'interprétation consacré au courlis corlieu
Le courlis corlieu.

« Les marais vivent au rythme du fleuve. »

Marais salés

249 ha

de marais salé — le deuxième en importance sur la rive nord du Saint-Laurent, et l’un des meilleurs sites d’observation des limicoles en migration.

Passerelles de bois, et le temps de regarder.

741, route 138

Le centre d’interprétation des marais salés.

Longue-Rive

Biodiversité

de ces grands milieux humides.

Les marais changent de visage selon les heures et les marées.

06

Ragueneau

Le quai aux dinosaures
Panneau d'accueil du quai de Ragueneau
Bienvenue au quai
Sculpture de dinosaure dressée au bord de l'eau
Dinosaure au bord de l'eau
Des dinosaures ?!
Un tricératops sculpté posé sur le roc
Le tricératops sur le roc
Une oie blanche sculptée, démesurée
Une oie démesurée
L'oie de béton vue de profil
De profil

« L'oie blanche occupe les battures. »

Un baiser au bout du quai, face au large
Un baiser face au large
Le Rivian stationné sous une haute tour électrique
Sous la haute tour
Le roc orangé du quai, à marée basse
Le roc orange
Le Rivian devant le panneau du quai de Ragueneau
Le R1S devant le panneau

Son quai s'avance loin dans le Saint-Laurent, comme s'il voulait rejoindre l'horizon. Tout au bout, le vent est omniprésent.

« Devant nous, il n'y avait que le fleuve. Immense. Silencieux. Infini. »

Sur le quai

Les sculptures de dinosaures surprennent toujours les visiteurs.

Le quai s’avance loin dans le Saint-Laurent.

Tout au bout du quai, le vent est omniprésent.

des dinosaures ?!

Sur un quai de la Côte-Nord, oui.

« Devant nous,
il n’y avait que le fleuve »

Immense. Silencieux. Infini.

07

Baie-Comeau

2e recharge · 18 h 35
Église de pierre aux portes rouges, à Baie-Comeau
Portes rouges, clocher de pierre
Murale peinte sur un mur de briques
La murale
Statue de bronze aux manches retroussées
Manches retroussées
Recharge 2

Circuit électrique
Baie-Comeau, Québec

Arrivée20 % · 100 km
Charge38 mn
Départ80 % · 392 km
Puissance173 kW
21 juillet18 h 35 → 19 h 12
Sculpture de bronze représentant un canotier
Le canotier
Buste de bronze et sa plaque de laiton
Le buste et sa plaque
Bâtiment de verre bleu monté sur pilotis
Verre bleu sur pilotis

Ville née de l'industrie mais tournée vers la nature : grandes avenues bordées d'arbres, quartiers construits au milieu de la forêt.

Le dernier village avant la 389

La recharge

4

arrêts de recharge sur l’ensemble du trajet.

Dernier village avant les 200 km de la 389.

18 h 35

Recharge à Baie-Comeau.

2e recharge

38 mn

à 173 kW — de 20 % à 80 %.

Baie-Comeau

100 km

restants en arrivant à la borne.

Grandes avenues bordées d’arbres, quartiers posés dans la forêt.

« La ville refuse de choisir »

Entre développement et nature.

Dernière recharge rapide avant les 200 km de la 389.

389
Le Rivian R1S sur la route 389
la 389 · 200 km, 3 h réseau intermittent →
08

La route 389

Baie-Comeau → Manic-5
Un lac parfaitement immobile au pied d'une rive boisée, sous un ciel gris
Un lac sans une ride

Sur la 389

Faune, camions forestiers et réseau intermittent.

Une forêt d'épinettes serrées au bord d'un lac, des feuillages jaunissants au premier plan
L'épinette jusqu'au bout
389

Route

Baie-Comeau → Manic-5

≈ 200 km · 3 h
Réseau intermittent, voire inexistant
Stations-service rares

≈ 3 h

Baie-Comeau → Manic-5.

Un panneau au bord de la route montrant un camion chargé de billots et le mot « À vérifier »
« À vérifier »

Faire le plein d'électrons avant de s'engager : après Baie-Comeau, plus rien pendant 200 km.

Peu à peu, les villages disparaissent.

La route qui s'incurve entre des troncs gris dressés, la brume accrochée au versant
La brume avale la 389

Les forêts deviennent infinies, les lacs parfaitement immobiles.

200 km de courbes, de forêt et de lacs immobiles

Une route qui semble couper le Québec en deux. Peu à peu, les villages disparaissent. Les forêts deviennent infinies. Les lacs apparaissent au détour des courbes, parfaitement immobiles.

« On croise davantage de camions que d'automobiles. »

09

Manic-5

Barrage Daniel-Johnson
Panorama du barrage Daniel-Johnson, ses voûtes de béton traversant la vallée boisée
Le béton contre la vallée

Impossible d'y être préparé

Il surgit au milieu de la vallée comme une cathédrale de béton. Immense. Presque irréel. Même les photographies ne réussissent pas à transmettre son échelle.

Panneau routier bleu indiquant Manic-5 avec une flèche vers la gauche, devant le barrage et des pylônes
« Manic-5, c'est à gauche »

Hauteur

214 mètres

mesurés depuis la
fondation — dont environ
50 m sous la surface

Contre-plongée sur le parement de béton incurvé du barrage, un petit bâtiment technique à sa base
Au pied du mur — le bâtiment donne l'échelle
Le barrage vu depuis la route en contrebas, le Rivian arrêté sur l'accotement
Arrêt au pied du barrage
Une main marquée d'un tampon à l'encre où on lit Manic-5
Le tampon sur la main
Trois visiteurs munis de casques d'audioguide devant les voûtes du barrage
Casques d'audioguide
Panneau d'exposition montrant la voiture sport Manic GT et un montage de photos d'archives
L'expo — « Manic-5 inspire des élans de créativité »
Panneau d'orientation Le barrage Daniel-Johnson avec un repère Vous êtes ici
Vous êtes ici

clic !

Vue plongeante sur la vallée : la rivière, un pont routier et les installations en aval
La vallée en aval
Champ d'épilobes roses devant le poste électrique et deux tours cylindriques blanches
Le poste, derrière les épilobes
Recharge 3

Manic 5
Baie-Comeau, Québec

Arrivée70 % · 345 km
Charge22 mn
Départ83 % · 412 km
Puissance48 kW
Sur place7 h 30 → 11 h 20
Le Rivian branché à une borne de recharge sur un stationnement mouillé, devant le barrage
Branché au pied du barrage
Le Rivian stationné au loin sur un terre-plein de gravier, face au barrage
Face au barrage

Le barrage

214 m

depuis la fondation — le plus grand barrage à voûtes multiples et contreforts du monde, selon Hydro-Québec.

Panneau bleu Hydro-Québec Manic 5 et son centre d'interprétation, dressé dans un champ de marguerites
Le panneau dans les marguerites

Fiche technique

13 voûtes
14 contreforts
Le plus grand barrage à voûtes multiples et à contreforts au monde

Visites guidées gratuites, du 15 juin au 31 août.

10

Le belvédère

Manikuakanishtiku
Le barrage Daniel-Johnson vu depuis le belvédère, derrière un garde-corps de tôle perforée marqué Manic-5
D'un versant à l'autre
Le monolithe d'acier corten portant le nom MANIC-5 et le panneau bilingue Belvédère Manikuakanishtiku
Le monolithe d'accueil

Ici, le paysage raconte deux histoires.

Un lieu sobre et profondément touchant. Les installations rappellent que ce territoire est celui des Innus de Pessamit depuis des millénaires, et racontent les conséquences qu'a eues la construction du complexe hydroélectrique sur leur Nitassinan.

Celle du génie humain. Et celle d'un territoire habité bien avant l'arrivée des barrages.

Deux personnes posent sur le belvédère, les voûtes du barrage derrière elles
Nous deux, devant les voûtes
La plateforme de bois du belvédère, encadrée par un portique d'acier corten
Sur la plateforme
Poteau indicateur marqué MANIC-5, couvert de flèches donnant la distance vers des monuments du monde
Le poteau indicateur

Et d'ici, c'est loin de tout

Statue de la Liberté · 1 500 km
Stonehenge · 4 400 km
Christ Rédempteur · 8 900 km
Île de Pâques · 9 854 km

Deux panneaux jaunes d'Hydro-Québec avertissant de la présence d'ours noirs
« Présence d'ours noirs »

« Demeurez dans l'aire aménagée. »

Le panneau bleu Hydro-Québec du belvédère Manikuakanishtiku au bord de la route, le Rivian stationné derrière
On se gare sur le gravier
Le réservoir gris sous un ciel couvert, une structure rouge à trois cylindres dominant la forêt
Au-dessus du réservoir, la structure rouge
Panneau d'interprétation présentant le plan du site du belvédère de Manic-5
Le plan du site

Du belvédère

Les voûtes s’étirent d’un versant à l’autre de la vallée.

Terre des Innus de Pessamit depuis des millénaires.

Ici, le paysage raconte deux histoires.

Le Rivian R1S sur le chemin du retour
← la 138, la 20, la maison on rebranche
11

Les Escoumins

Deuxième fois · au couchant
Le panneau d’accueil des Escoumins au bord de la route
De retour, en descendant

Nous nous sommes arrêtés une seconde fois aux Escoumins, sur le chemin du retour, et l’endroit avait complètement changé : la marée était basse, la lumière rasante, et toute la grève était passée à l’or.

« Le fleuve semblait encore plus vaste qu’à l’aller, et le silence était presque palpable. »

Lumière basse

Les galets polis par les marées, éclairés de côté.

La croix dressée sur son socle de pierre à la Pointe-de-la-Croix
La croix, sur la pointe
La plaque gravée au pied de la croix
Ce que dit la plaque

Pointe-de-la-Croix

Dressée depuis au moins 1664

Une croix se dresse sur cette pointe depuis au moins 1664 — l’année où le jésuite Henri Nouvel en fait mention à son passage. Il ne l’a pas plantée : elle était déjà là.

La croix vue d’en dessous contre le ciel
Vue d’en dessous

La marche

0,5 km

de sentier facile jusqu’à la pointe et au panorama.

Une jardinière fleurie devant le fleuve et un clocher au loin
Le village derrière nous
Des rochers dorés par le soleil bas
Jusqu'à l'horizon
L’estran découvert à marée basse, clocher au loin
Marée basse, encore

« Nous avons marché le long de l’eau, ramassé quelques pierres et pris le temps d’admirer le paysage. »

L’eau claire sur les galets, tout au bord
Tout au bord
La grève rocheuse jusqu’à l’horizon
Un arc-en-ciel
Le Rivian garé au bord de l’eau dans la lumière du soir
Garés un moment

Quelques galets sont rentrés avec nous.

Iskomin

Le nom est innu : isko, « jusqu’ici », et min, « graines rouges » — ces petits fruits sauvages qui gardaient leur couleur sous la neige.

C’est ici que les pilotes du Saint-Laurent montent à bord, jour et nuit, toute l’année.

Les Escoumins

1 794

habitants au recensement de 2021.

12

Les Bergeronnes

Une nuit sur la côte
Le panneau des Bergeronnes à l’entrée du village, le Rivian à côté
Là où on a dormi

Nous avons passé la nuit aux Bergeronnes, un petit village à neuf kilomètres de Tadoussac. Le coucher de soleil sur le fleuve était spectaculaire — et malgré l’attente, aucune baleine ne s’est montrée ce soir-là.

Une rue calme du village avec ses maisons
Le village, tôt

La nuit

Une nuit tranquille sur la Côte-Nord, et la route reprise au matin.

Le monument-panneau du village des Bergeronnes
Le panneau, de près

On a guetté

Le fleuve est là, juste en bas — mais ce soir-là il n’a rien montré. C’est le risque, et c’est ce qui rend les autres soirs mémorables.

Les Bergeronnes

619

habitants au recensement de 2021.

Cap-de-Bon-Désir

Une ancienne station de phare un peu plus haut sur la côte, où l’eau profonde arrive si près du bord que les baleines passent à quelques mètres des rochers.

Archéo Topo

Le centre d’archéologie du village, ouvert en 1995, raconte la Côte-Nord de Tadoussac à Blanc-Sablon.

Les Basques

Ils chassaient déjà la baleine à l’Anse-à-la-Cave, tout près d’ici, à la fin du XVIe siècle.

Le nom n’est pas innu mais français : Champlain écrivait déjà « les Bergeronnettes » ici en 1626.

13

Tadoussac

Là où le Saguenay rejoint le fleuve

Tadoussac est exactement là où le Saguenay rejoint le Saint-Laurent. Un petit village — 814 habitants — à l’histoire démesurée : le premier poste de traite des fourrures de la Nouvelle-France y a été bâti en 1600, huit ans avant la fondation de Québec.

Là où deux rivières se rejoignent

Le fjord du Saguenay s’enfonce sur 105 km, avec des parois qui montent jusqu’à 500 m.

Le nom

Probablement de l’innu totouswk, « les mamelles » — les deux collines rondes et sablonneuses derrière le village. Plusieurs autres lectures coexistent, aucune n’est tranchée.

Avant Québec

1600

Le poste de traite de Pierre Chauvin s’élève ici huit ans avant que Champlain ne fonde Québec.

La villégiature

Les « bateaux blancs » de la Canada Steamship Lines déposaient ici leurs passagers, en route vers Chicoutimi.

Le village 10 photos
Le panneau « Bienvenue à Tadoussac » au milieu des fleurs
Bienvenue à Tadoussac
Un grand panneau-carte de la Côte-Nord
On se repère
Un totem touristique sculpté dans le village
Le totem, au village
Des pancartes de rue en bois clouées sur un arbre
Les pancartes sur l’arbre
Un poteau indicateur surmonté d’un ours sculpté
L’ours sur le poteau
Une maison patrimoniale de brique rouge, des gens sur les marches
Sur les marches
Un panneau rouge « Parc de nos Ancêtres »
Parc de nos Ancêtres
Un panneau de bois sculpté représentant une baleine
Sculpté dans le bois
Un pendentif de bois sculpté suspendu, vu de près
Un détail
Deux personnes descendant un escalier de bois dans les arbres
On redescend par les arbres

Les dunes

Derrière le village s’étendent de grandes terrasses de sable, héritées d’un delta glaciaire dégagé il y a quelque 10 000 ans, quand les glaces ont fondu et que la terre s’est relevée.

La Maison des Dunes, une maison patrimoniale restaurée par le parc du Saguenay, en raconte la formation au bout d’un sentier d’environ un kilomètre.

Le seul port

Jacques Cartier y accoste en 1535, mais des pêcheurs basques, bretons et normands fréquentaient déjà la côte avant lui — pour la morue, la baleine et le troc.

Pendant une trentaine d’années, Tadoussac est resté le seul port maritime du Saint-Laurent.

L’hôtel 8 photos
Le panneau de l’Hôtel Tadoussac au bord de la route
L’enseigne de l’hôtel
La longue façade blanche et le toit rouge de l’Hôtel Tadoussac
Ce toit rouge, depuis le jardin
L’hôtel vu à travers un arbre depuis la pelouse
Depuis la pelouse
L’entrée principale de l’Hôtel Tadoussac
L’entrée
Une aile de l’hôtel avec ses volets verts
L’aile de côté
Un salon lambrissé à l’intérieur de l’hôtel
Le salon
Un petit salon avec lampes et tapis à motifs
Un petit salon
La longue salle à manger, tables dressées
La salle à manger

Hôtel Tadoussac

Le bâtiment actuel : 1942

Le premier hôtel datait de 1864 et a été démoli en 1941. La Canada Steamship Lines a bâti celui-ci pour le remplacer, à l’intention des passagers de ses bateaux blancs.

On y est entrés simplement parce que c’est le genre de bâtiment dans lequel on a envie d’entrer.

La chapelle 6 photos
Le panneau rouge de la chapelle de Tadoussac indiquant 1747
Chapelle de Tadoussac · 1747
La petite chapelle de bois blanche à toit rouge et clocher
La petite chapelle
L’intérieur de la chapelle et ses bancs de bois
Les bancs
L’autel doré de la chapelle
L’autel doré
Détail du retable sculpté et doré
Sculpté et doré
L’église moderne Sainte-Croix au toit très pentu
L’église paroissiale

La chapelle

Bâtie de 1747 à 1750

Dessinée par le jésuite Claude-Godefroy Coquart ; première messe le 24 juin 1750. Parcs Canada la présente comme la plus ancienne église en bois du Québec et du Canada.

Assez petite pour qu’une assemblée pleine y soit une foule.

L’église paroissiale paraît bien plus ancienne qu’elle ne l’est : le bâtiment date de 1962-1965.

Le poste de traite 6 photos
Un panneau « Poste de Traite Chauvin, 1600-1942 »
Poste de Traite Chauvin
Le bâtiment de bois reconstitué du poste de traite
Le poste de traite
Le pignon du bâtiment de bois
Son pignon
Un panneau rappelant le séjour de Pierre Dugua de Mons en 1600
Qui est passé par ici, en 1600
Une plaque commémorative ronde encastrée dans un mur de pierre
Une plaque dans le mur
Un panneau d’interprétation historique sur Tadoussac
La version longue

1600

Le premier poste de traite de la Nouvelle-France

Pierre Chauvin de Tonnetuit l’a fait bâtir là où se dresse aujourd’hui l’hôtel. Ce qu’on visite est une reconstitution fidèle — les fondations d’origine n’ont jamais été authentifiées.

Les baleines 5 photos
Un panneau routier vers le centre d’interprétation des mammifères marins
Par ici, le CIMM
Le bâtiment du centre d’interprétation des mammifères marins
Le CIMM
Un crâne et une mâchoire de baleine montés dans l’exposition
Crâne et mâchoire
Vue rapprochée des fanons suspendus à une mâchoire
Les fanons, de près
La cage thoracique d’un squelette de baleine vue d’en dessous
Sous les côtes

CIMM

Centre d’interprétation des mammifères marins

Ouvert en 1991 par le GREMM, il abrite la plus grande collection de squelettes de baleines au Canada — dont un cachalot de 13 m.

Les fanons

Pas des dents : un peigne à travers lequel l’animal filtre sa nourriture.

Pourquoi ici

À l’embouchure du Saguenay, le fond remonte de plus de 300 m à moins de 25 m. L’eau froide et riche remonte avec lui — et les baleines suivent.

Le béluga

Le seul cétacé qui vit dans le Saint-Laurent toute l’année. Il en reste environ 1 850 (estimation de 2023), et la population est désignée en voie de disparition.

Le port et la plage 7 photos
Deux personnes sur la plage, des bateaux derrière
En bas, au bord de l’eau
La côte rocheuse et les collines du fjord au loin
L’autre rive
Une tour-balise métallique sur les rochers, une silhouette en dessous
La balise, sur la pointe
L’eau entre les affleurements rocheux de la pointe
Entre les rochers
Deux personnes assises sur les rochers, la forêt derrière
Assis un moment
La côte rocheuse et les falaises du fjord
Les falaises en face
L’eau grise et la rive lointaine depuis la plage
Gris et vaste

Pointe de l’Islet

Une boucle de 1,3 km

Vingt minutes de marche depuis le quai, et l’un des rares endroits où guetter les baleines en gardant les pieds au sec.

La boulangerie 3 photos
Le Rivian garé devant la boulangerie et les boutiques colorées
Garés devant la boulangerie
Une devanture de boutique peinte de couleurs vives, celle de la boulangerie
La boulangerie, en jaune et rouge
Une viennoiserie et un café à la main
Une dernière viennoiserie

À l’Emportée

L’arrêt boulangerie avant de remettre le cap sur Québec.

Tadoussac

814

habitants au recensement de 2021.

14

Petite-Rivière-Saint-François

Laiterie Charlevoix

La Canadienne

Le 1608, créé en 2008 pour le 400e de Québec, a longtemps été fait au lait de vache Canadienne — la seule race laitière née en Amérique du Nord, déclarée patrimoniale par l’Assemblée nationale en 1999.

Le dernier troupeau a quitté Charlevoix à l’automne 2023. Depuis, le fromage est fait au lait de Holstein. Il reste environ 400 femelles de race pure au Québec.

L’enseigne de la Laiterie Charlevoix avec une vache en modèle et le Rivian garé devant
La vache ne trompe pas

Retour sur l’autre rive en traversier, puis descente vers Charlevoix. Nous nous sommes arrêtés à la Laiterie Charlevoix — une laiterie restée dans la même famille depuis 1948, qui fabrique aujourd’hui quelques-uns des fromages les plus connus du Québec.

Depuis 1948

Fondée par Stanislas Labbé et Elmina Fortin. La quatrième génération est aux commandes.

Le comptoir de la boutique à l’intérieur de la laiterie
Le comptoir
Une vitrine de bouteilles de lait anciennes en verre
Les vieilles bouteilles
Un panneau mural racontant l’histoire familiale de la laiterie
« Une histoire familiale »

Ce qu’on y fait

Des cheddars, et les trois qui ont fait sa réputation : l’Hercule, Le 1608 et Le Fleurmier.

Il y a un économusée du fromage sur place — on assiste à la fabrication et on voit le hâloir où les meules vieillissent.

L’Hercule

Le fromage porte le nom de Jean-Baptiste Grenon, « l’Hercule du Nord », né en 1724 et marié ici même, à Petite-Rivière-Saint-François, en 1748.

La légende lui prête d’avoir terrassé un ours à mains nues et remplacé son cheval pour gravir les côtes de Baie-Saint-Paul. Sa meule, elle, pèse douze kilos.

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Baie-Saint-Paul

Le dîner dans le cratère

Le dîner s’est pris à Baie-Saint-Paul, au fond d’une vallée qui est aussi le fond d’un cratère. On a flâné dans les rues, regardé les galeries, dégusté de l’hydromel et très bien mangé.

Un village de peintres

depuis 1860

Clarence Gagnon, A. Y. Jackson, Jean-Paul Lemieux et René Richard y ont tous travaillé.

Le symposium

1982

Créé par Françoise Labbé, il réunit chaque année des artistes qui peignent en public, sur place.

Le musée

Le Musée d’art contemporain de Baie-Saint-Paul a reçu son statut muséal en 2008. La ville se présente comme celle qui compte le plus de galeries au Canada.

Le village 8 photos
Une devanture peinte en bleu et blanc
Chaque devanture sa couleur
L’enseigne peinte de la boutique Chez Urbain
Chez Urbain
Une rue de boutiques avec terrasses et enseignes suspendues
Rue Saint-Jean-Baptiste
Un bâtiment à deux étages avec balcons de bois
Balcons aux deux étages
Une fenêtre à jardinière sur un mur de bardeaux
Bardeaux et fleurs
Un buste de pierre vu de près
L’un des bustes
Un autre buste sur son socle gravé
Et un autre
Un buste sur socle avec sa plaque, devant un bâtiment bleu
Il y en a partout en ville

Le cratère

Environ 450 millions d’années

Toute la vallée est posée dans une structure d’impact météoritique d’environ 54 km de diamètre. Son pic central est le mont des Éboulements, 768 m, vers l’est.

Baie-Saint-Paul

7 371

habitants au recensement de 2021.

Tout Charlevoix est réserve mondiale de la biosphère de l’UNESCO depuis 1988.

Entre fleuve et montagnes

Le village tient dans une vallée étroite, à l’embouchure de la rivière du Gouffre : le fleuve d’un côté, les montagnes de l’autre — et ces montagnes sont le rebord du cratère.

Le restaurant 3 photos
L’enseigne suspendue du restaurant L’Accalmie
L’Accalmie
Trois personnes attablées sur la terrasse du restaurant
Enfin à table
Un verre de bière levé à table
Santé

Sur la route

Le premier circuit agrotouristique du Québec, né au milieu des années 1990. La Laiterie Charlevoix en fait partie.

La dégustation d’hydromel 2 photos
Des verres d’hydromel alignés pour la dégustation
L’hydromel, dégusté dans les règles
Un panneau d’interprétation « Entre fleuve et montagnes » avec la carte des ruches
La carte des ruches

Hydromel

Fait au village à partir des ruches de Charlevoix — la première hydromellerie de la région, ouverte depuis 2021.

Encore une chose

Les artistes de rue qui ont donné naissance au Cirque du Soleil ont commencé ici, en 1980. La compagnie elle-même a été fondée quatre ans plus tard.

et on reprend la route

Il restait Québec, puis la 20, puis la maison.

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Le retour

Villeroy · 4e recharge

À Tadoussac, les maisons blanches aux toits colorés s'accrochent toujours au relief. Quelques heures plus tard, Baie-Saint-Paul nous accueillait avec ses galeries d'art et cette lumière si particulière.

« Le Rivian poursuivait sa route dans un silence presque irréel. »

Recharge 4

Circuit électrique
Halte routière Villeroy, Québec

Arrivée17 % · 93 km
Charge21 mn
Départ50 % · 265 km
Puissance170 kW
22 juillet19 h 36 → 19 h 57

Bilan

4 recharges
1 h 56 de charge en tout
2 jours de route
11 étapes

Granby Manic-5

De retour à la maison.

« Le barrage n'était qu'un prétexte. »

Le véritable voyage s'était trouvé entre chacun de ces arrêts, entre le fleuve et la forêt, entre les villages et les grands espaces.

L'immensité de ce que nous avons la chance d'appeler chez nous.

De retour

2

jours de route, et le fleuve du début à la fin.

On rebranche une dernière fois à Villeroy.

km 0

Retour au point de départ.

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